Les raisons qui font de SAP un leader incontesté

48,4 %. Ce chiffre n’a rien d’un artefact statistique : il marque la domination tranquille de SAP sur le marché des ERP. Depuis 2010, le géant allemand occupe sans faillir la première place, creusant l’écart année après année. Microsoft suit, mais à bonne distance, avec ses 19,7 % de parts de marché.

Sans surprise, SAP domine toujours le monde ERP avec une part de marché de 48,4 %. Et cela est constant depuis 2010. Deuxième rang : Microsoft avec 19.7%.

En Belgique, SAP s’impose comme la référence pour les solutions ERP, affichant 48,4 % de parts de marché. Un chiffre qui s’appuie sur la dernière étude de Computer Profile, menée auprès de 3 774 entreprises belges de plus de 50 salariés. Le secteur de l’éducation est celui qui progresse le plus rapidement. Entre 2010 et 2018, la proportion d’entreprises équipées d’un ERP est passée de moins de 26 % à 47 %. Une évolution qui illustre la mue numérique du secteur public, même si l’adoption reste très variable selon les domaines.

Si l’on regarde la diffusion des ERP secteur par secteur, la disparité saute aux yeux. Parmi les acteurs les moins numérisés, on trouve l’éducation (47 %), le secteur public (25 %) et la santé (32 %). À l’opposé, l’industrie manufacturière fait figure de modèle avec 92 % d’équipement. Le commerce de gros, la distribution et les TIC suivent de près, chacun à 86 %. Les services locaux, pour leur part, affichent 81 %.

Impossible de manquer la suprématie de SAP sur la décennie. En 2018, l’entreprise détient 48,4 % du marché belge, devançant Microsoft de près de 29 points (19,7 %). Les solutions ERP personnalisées occupent la troisième place, avec 13 %.

Le leadership de SAP ne s’arrête pas là : l’éditeur dominateur mène la danse dans tous les segments, des multinationales (où 75 % l’ont adopté) aux organisations nationales (49 %). Seule exception, les PME belges, qui préfèrent Microsoft, choisi par 31 % d’entre elles.

Le mode de déploiement évolue lui aussi. Depuis 2012, l’ERP hébergé localement recule. Aujourd’hui, 46 % des entreprises en Belgique font encore tourner leur logiciel sur site, mais ce chiffre a chuté de 14 points depuis 2012. L’ERP à distance, exploité dans une filiale ou une maison-mère (en Belgique ou à l’étranger), reste stable autour de 40 %. Aux Pays-Bas, la tendance est encore plus marquée : seuls 27 % des entreprises fonctionnent à distance en 2018, contre 42 % six ans plus tôt.

Les entreprises néerlandaises font nettement plus confiance aux partenaires externes pour leur ERP : 29 % d’entre elles collaborent avec un spécialiste de l’hébergement, contre seulement 16 % en Belgique. Le cloud fait timidement son entrée : 9 % des sociétés néerlandaises y ont basculé, alors que les belges ne sont que 4 % à franchir le pas.

Pour affiner la lecture, voici comment l’ERP à distance s’installe selon les secteurs en Belgique :

  • L’éducation affiche 58 % d’utilisation à distance.
  • Les transports suivent avec 48 %.
  • Dans les autres secteurs, la majorité des entreprises privilégient encore le logiciel sur site.

Dans ce paysage mouvant, SAP affiche une capacité d’adaptation qui force le respect, tandis que la transition vers le cloud et l’externalisation dessine déjà les contours d’un marché ERP plus ouvert, plus modulable. Une chose est sûre : la bataille de l’ERP n’a pas dit son dernier mot.