La contraception est un terme général qui désigne en réalité une multitude de méthodes. Toutes ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais surtout, certaines ne sont pas faites pour certaines personnes. Une multitude de paramètres entre en compte au moment de choisir sa contraception. Qu’il s’agisse de l’âge, d’une situation de grossesse ou d’allaitement, ou de certaines pathologies, tous ces éléments devront être pris en compte au moment de faire son choix. Voici quelques informations pour vous aider à y voir plus clair.
Les méthodes de contraception hormonales
Les contraceptifs hormonaux incluent certaines des méthodes les plus incontournables, dont la plus connue est sans doute la pilule. Bien sûr, il en existe d’autres comme le stérilet hormonal, l’anneau vaginal, le patch, l’implant sous-cutané ou bien encore l’injection intramusculaire. Toutefois, il est important de noter qu’il existe en réalité deux types bien distincts de contraceptifs hormonaux. On retrouve tout d’abord ceux progestatifs (contenant seulement une hormone progestative), puis ceux estroprogestatifs (contenant une association d’hormones progestatives et d’oestrogènes).
Contraception progestative : ce qu’il faut savoir
Ce type de contraceptif est parfaitement adapté à certains profils, notamment en cas de contre-indication aux œstrogènes ou de risque cardiovasculaire. Il convient également aux femmes allaitantes, car il n’altère pas la production de lait. Enfin, il peut aussi réduire les douleurs menstruelles et les saignements. C’est e cas de Cerazette, Optimizette ou Slinda qui sont des pilules progestatives.
Toutefois, du côté des inconvénients, la contraception progestative peut entraîner des irrégularités dans les cycles menstruels ainsi qu’une aggravation de l’acné, surtout chez les personnes qui y sont déjà sujettes.
Contraception œstroprogestative : ce qu’il faut savoir
La contraception œstroprogestative convient surtout aux femmes sans contre-indication aux œstrogènes. Elle convient particulièrement aux femmes jeunes, sans facteurs de risque cardiovasculaire, et peut être utile en cas d’acné ou de règles douloureuses. C’est le cas des pilules comme Minidril, Optilova ou Leelou.
Cette dernière permet notamment la régularisation des cycles, la diminution des douleurs menstruelles et une amélioration de l’acné. Toutefois, elle présente des inconvénients comme les risques thromboemboliques, surtout chez les fumeuses ou après 35 ans, ainsi que des nausées ou des maux de tête. Dans ces cas-là, il faudra se diriger vers un contraceptif progestatif ou une autre méthode.
Les autres méthodes de contraception
Enfin, il existe des méthodes de contraception non hormonales et utilisables par la plupart des personnes. La plus connue est sans aucun doute le préservatif (masculin et féminin), mais il en existe d’autres comme le stérilet au cuivre, le diaphragme, la cape cervicale, les spermicides et les méthodes naturelles et celles définitives (ligature des trompes, vasectomie).
Les contraceptifs non hormonaux présentent l’avantage de ne pas exposer aux effets secondaires hormonaux et conviennent aux femmes ayant des contre-indications aux progestatifs ou aux œstrogènes. Le préservatif, en plus de sa relative efficacité, est également la seule méthode qui protège également contre les infections sexuellement transmissibles, ce qui est un atout majeur. Le DIU au cuivre est très efficace et ceci, pendant une longue durée.
Cependant, certaines méthodes comme le diaphragme ou les méthodes naturelles sont moins fiables et demandent une utilisation particulièrement rigoureuse ainsi qu’une connaissance parfaite de son corps et de son cycle. Il est également bon de savoir que le DIU au cuivre peut rendre les règles plus abondantes et parfois plus douloureuses.
Enfin, les méthodes définitives étant par définition irréversibles, il est particulièrement important d’avoir une réflexion aussi longue qu’approfondie avant de prendre une telle décision. Néanmoins elles présentent un taux d’efficacité très élevé avoisinant les 99 %
Conclusion
Une méthode de contraception doit certes répondre à des critères d’efficacité, mais ce n’est pas tout. Il faudra aussi opter pour une méthode adaptée à son profil ainsi qu’à ses préférences personnelles. C’est désormais chose aisée tant la variété des méthodes s’est élargie au cours des dernières années. Enfin, il convient d’en discuter avec un médecin avant tout choix ou changement de méthode contraceptive.


