Le droit au répit des aidants familiaux

En France, ils sont près de 10 millions d’aidants familiaux à prendre soin d’un proche en situation de dépendance. Ces personnes prennent en charge les personnes âgées et les accompagnent de jour comme de nuit. Pour éviter une dépression, il est recommandé de profiter de quelques jours de repos, en jouant la carte du droit au répit. Voila ce qu’il faut savoir !

L’importance de l’intervention d’un aidant pour une personne âgée

L’aidant est souvent une personne de l’entourage d’un senior, soit un membre proche soit un enfant. Son rôle est d’apporter un soutien moral, matériel et organisationnel à la personne âgée dès son arrivée et durant tout son séjour dans un EHPAD.

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Une aide émotionnelle pour une meilleure intégration du senior

En tant que visage familier, l’aidant proche rassurera la personne âgée de par sa présence. Ainsi, il saura apaiser les inquiétudes et angoisses du senior en cette période de transition. L’aidant fera en sorte que le senior s’intègre bien dans son environnement en l’incitant à socialiser avec les autres résidents ou à participer aux activités organisées par l’établissement.

Un accompagnement dans les soins et le suivi médical

L’aidant joue le rôle d’intermédiaire entre la personne à laquelle il est en charge et le personnel de l’EHPAD, notamment concernant les besoins spécifiques du senior. Cela permet d’optimiser sa prise en charge. Normalement, étant son proche, l’aidant connait le passé médical, les préférences et les habitudes du senior. Cela permet au personnel de mieux le cerner. En outre, l’aidant joue un rôle crucial dans les discussions sur les traitements, les soins ou encore les éventuelles interventions.

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Bien que l’EHPAD inclus déjà les soins complets et la permanence dans ses services, la présence d’un aidant pourra grandement faciliter la tâche du personnel au quotidien. D’ailleurs, il sera le rempart entre le passé et le présent du résident.

Le droit au répit d’un aidant familial

La loi d’adaptation de la société au vieillissement, entrée en vigueur en 2015, dispose d’un droit au répit pour les proches aidants des personnes âgées. Ce droit leur permet de se reposer et de profiter d’un temps pour eux. Dès lors qu’un aidant est indispensable à une personne âgée bénéficiant de l’APA, il peut disposer de ce droit. Une autre condition est également celle qui énonce qu’aucune autre personne de son entourage ne peut le remplacer. L’aidant peut bénéficier de ce droit dès que le plafond de l’APA de la personne âgée est atteint. Le financement ne peut toutefois bénéficier 500 euros par an.

Les solutions de répit sont nombreuses, libre à l’aidant de choisir celle qui lui convient. Toutefois, il doit également tenir compte de l’état du proche dépendant ainsi que les services proposés par la structure d’accueil. Les séjours de répit peuvent se dérouler dans des maisons de retraite, dans des EHPAD comme dans des maisons de répits. Ces structures prennent en charge la personne âgée pendant que son aidant profite d’un temps de repos. Plusieurs activités adaptées aux aidants comme aux seniors sont proposées dans ces établissements comme ce projet innovant dans cet Ephad de Nice. L’objectif de ce dispositif concerne à la fois la personne dépendante et l’aidant. En effet, la solution de répit préserve l’intégration sociale du senior tout en développant son autonomie. L’aidant peut prendre du temps pour lui pendant qu’il se fait relayer par des professionnels. Pour plus de convivialité, des séjours en famille peuvent être organisés, profitant de l’accès aux aides et aux soutiens.

L’hébergement temporaire, que faut-il savoir ?

Avant de bénéficier d’un hébergement temporaire, la première question de savoir dans quelle structure résider. La première option concerne le séjour dans un établissement d’hébergement comme une résidence autonomie ou un EHPAD. Tandis qu’il est également possible de se tourner vers des accueillants familiaux. A noter que le nombre de jours de répit d’un aidant est fixé à 90 jours par an. Le choix lui revient, s’il préfère opter pour des vacances à temps complet ou partiel.

Pour ce qui est du financement du séjour en hébergement temporaire, voici les options disponibles :

  • les complémentaires santé ou les caisses de retraite complémentaires pour un financement partiel. Il est préférable de se rendre auprès de la caisse de retraite complémentaire pour plus amples informations.
  • l’aide sociale à l’hébergement ou ASH;
  • les aides octroyées par les mairies ou les départements. Mieux vaut se rapprocher de ces autorités pour davantage d’informations ;
  • l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui ne concerne que les personnes dont la perte d’autonomie est évaluée en GIR 1 à 4.

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