Santé

Thermalisme : les cures de prévention, un nouveau business ?

On le sait tous : la prévention permet de prévenir les dépenses de santé. Pour cela, le thermalisme joue désormais un rôle prépondérant. De plus en plus de médecins recommandent désormais à leurs patients d’y avoir recours afin de faire face à certaines maladies chroniques (asthmes, arthrites, etc.). Le thermalisme est alors essentiellement utilisé dans une perspective curative lors des cures conventionnées. Dès lors, il pourrait jouer grandement dans le champ de la prévention. Ce qui en fait un business d’avenir aussi bien en France que partout ailleurs en Europe.

Le thermalisme répond aux enjeux de la santé publique

Aujourd’hui, le thermalisme est passé du statut curatif au statut préventif. Dès lors, l’objectif de la plupart des professionnels du domaine, c’est de transformer les stations thermales en de véritables stations de pleine santé de nouvelle génération. La motivation est grande, surtout en ce qui concerne les professionnels du thermalisme. Ceux-ci sont, en effet, capables d’élargir leur clientèle sachant que 100 curistes supplémentaires génèrent plus de 10 nouveaux emplois. C’est alors un secteur pourvoyeur d’emplois et qui ne connait pas la crise.

Toutefois, si l’on sait que 95% des visiteurs des stations thermales viennent dans le cadre des cures conventionnées et financées à 600 euros pour 3 semaines, les thermes Marseille ont pour objectif d’atteindre un visitorat composé de 50% de touristes. Pour séduire cette clientèle, outre les cures conventionnelles, plusieurs nouveaux services sont proposés, notamment des séjours « santé oxygène », « équilibre du diabète » ou encore des cures « spécial dos ».

Plusieurs orientations à la clé

Le secteur du thermalisme touche aujourd’hui presque tous les domaines de la médecine : gynécologie, phlébologie, affections respiratoires, urinaires, psycho traumatique, etc. Depuis 2005, plusieurs études réalisées ont prouvé l’efficacité de ce secteur et une vingtaine d’entre elles ont été publiées.

Toutes ces études se sont surtout concentrées sur les mécanismes de la cure thermale selon la pathologie concernée : trouble d’anxiété, insuffisance veineuse, lymphatique, le cancer ou le psoriasis. La preuve est aujourd’hui faite entre autres que la cure thermale est souvent plus efficace que les antidépresseurs. Pour toutes ces pathologies, le dénominateur commun reste la mise en place d’un programme d’éducation thérapeutique. Dès lors, la rééducation commence le plus souvent au niveau de la station thermale. Récemment, on a découvert le rôle du thermalisme dans l’accompagnement du vieillissement en agissant sur les facteurs qui déclenchent le déclin cognitif.

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