1,42 euro la minute. Voilà le montant affiché sur certaines factures de téléphone mobile après un simple appel au 118 712. Un service que beaucoup croyaient relégué aux années 2000, mais qui continue de piéger les étourdis, et pas par accident. Les plateformes gratuites de recherche de numéros existent, mais leur fiabilité n’est pas toujours garantie et certaines informations y sont parfois obsolètes.
La réglementation française n’impose pas la gratuité des services de renseignements, alors même que des alternatives sans frais émergent régulièrement en ligne. Les opérateurs continuent pourtant de proposer ce service payant, qui peut réserver des surprises sur la facture.
118 712 en 2026 : toujours utile ou dépassé sur mobile ?
Le 118 712, piloté par Orange, garde sa place dans le paysage de la recherche de coordonnées en France. Par téléphone, il offre la mise en relation, le signalement de numéros suspects et l’accès à un annuaire inversé. Mais en 2026, difficile de ne pas s’interroger : sur mobile, le service coûte cher, alors qu’un accès gratuit existe en ligne. L’application Orange Téléphone intègre déjà l’annuaire inversé, l’identification des spams et le blocage des appels indésirables, sans rien facturer à la minute.
Les numéros mobiles n’apparaissent dans les annuaires téléphoniques qu’avec le feu vert de leur propriétaire, conséquence directe du RGPD et d’un respect accru de la vie privée. Résultat : la plupart des recherches concernent aujourd’hui des numéros de portables rarement publiés, ce qui limite l’intérêt du 118 712 pour retrouver un particulier, puisque le service ne travaille qu’avec les bases d’opérateurs ou publiques.
Le marché des services de renseignements téléphoniques sature. L’exaspération monte : 72 % des Français disent être sollicités au moins une fois par semaine par des démarcheurs. Résultat, beaucoup préfèrent désormais les solutions alternatives. Côté pros, Pages Jaunes, Google Maps ou Doctolib font office de référence. Pour les particuliers, il reste les Pages Blanches, de plus en plus clairsemées, ou la liste rouge, choisie pour disparaître des radars.
Voici ce qu’il faut retenir sur l’usage du 118 712 en 2026 :
- Recherche de coordonnées : gratuite en ligne, facturée par téléphone.
- Protection des données : présence sur annuaire conditionnée par le consentement.
- Alternatives : applications mobiles, annuaires dédiés, outils de signalement.
Tour d’horizon des solutions pour retrouver un numéro facilement (et sans se ruiner)
Retrouver un numéro de téléphone sans y laisser son portefeuille : c’est possible, à condition de connaître les bons outils. Côté pros, Pages Jaunes s’impose toujours pour dénicher un professionnel ou une entreprise, grâce à un moteur de recherche efficace et une base actualisée. Pour les particuliers, la base Pages Blanches existe encore, mais elle se réduit à peau de chagrin sous l’effet du RGPD et du succès de la liste rouge. Chacun décide désormais s’il souhaite apparaître ou non.
Sur le terrain numérique, l’application Orange Téléphone offre gratuitement un annuaire inversé et un filtre antispam. Truecaller va plus loin, en exploitant la puissance de sa communauté pour identifier les appels inconnus et bloquer les importuns. Pour la santé, Doctolib affiche sans détour les coordonnées des praticiens. Même logique pour MesDepanneurs.fr côté services à domicile.
Face aux appels commerciaux, Bloctel permet de s’inscrire pour ne plus être contacté à des fins de prospection. Pour signaler un spam ou un abus, plusieurs dispositifs existent : 33700 pour les SMS, SignalConso ou Signal Spam en ligne pour les courriels indésirables. Les autorités comme la CNIL, la DGCCRF ou l’ARCEP surveillent et sanctionnent les pratiques abusives.
Pour s’y retrouver, voici les principales alternatives actuelles :
- Pages Jaunes : pour trouver un professionnel, directement en ligne
- Annuaire inversé et applications mobiles : pour identifier un numéro inconnu sans frais
- Bloctel : pour limiter les sollicitations commerciales sur son téléphone
Le 118 712 garde un pied dans la porte, mais son ombre s’étire : à chacun de choisir entre la rapidité d’un appel facturé et la liberté d’une recherche numérique sans surprise. La prochaine fois que le doute vous prend, le réflexe numérique pourrait bien s’imposer.



