Environnement

La première « maison zéro déchet » ouvre à Paris

L’association Zéro Waste France, pionnière dans le secteur de la gestion intelligente des déchets a ouvert sa première « maison zéro déchet » à Paris. Au programme, du savon noir liquide, de la confiture avec des fruits invendus de supermarchés et des livres de Béa Johnson sur les étagères. Zoom sur cette maison pas vraiment comme les autres.

Une démarche pérenne

À travers cette maison, l’association Zéro Waste France souhaite vraiment s’inscrire dans la durée. Depuis sa création en 1997, l’association milite pour la réduction des déchets et organise, pour l’occasion, un week-end d’inauguration de la « maison zéro déchet ». À noter que durant l’année 2016, le festival Zéro Waste, lors d’une première édition, avait regroupé à Paris plus de 5000 personnes autour de différents ateliers, conférences et débats sur le problème de la gestion des déchets de surtout de leur gestion. D’ailleurs, l’association a tenu à marquer de son empreinte sur le thème du SOGED en construisant cette « maison zéro déchet ». Pour cela, elle a misé sur une campagne de financement participatif qui lui a rapporté plus de 30.000 euros. L’idée s’est enfin concrétisée et l’entreprise a pu ouvrir un lieu permanent et autofinancé qui va réunir tous les acteurs de la cause.

Les bouteilles sont consignées

Sur des étagères en bois, la boutique propose une large gamme d’articles durables tels que des produits cosmétiques non liquides sans emballages, des gourdes, des coupes menstruelles réutilisables, des boites à repas, des sacs en tissu pour remplacer les modèles en plastique, etc.
On a aussi des confitures bios et des bières locales qui sont vendues dans des contenants en verre que le client peut rapporter après consommation. Pour Adeline Girard, les confitures qui sont cuisinées à partir de fruits invendus permettent de participer à la lutte contre le gaspillage en vertu du SOGED.

Si l’on sait que la cause est absolument louable et que les idées qui l’accompagnent sont bonnes, le tout a un cout. En effet, les objets vendus en magasin sont plus chers que leurs équivalents moins durables. Toutefois, ils sont entièrement fabriqués en France et on a une qualité supérieure. Dès lors, la « maison zéro déchets » reste assez représentative d’un mouvement, certes embryonnaire, mais très prometteur. Derrière le magasin, on peut retrouver des espaces réservés aux ateliers afin de fabriquer ses propres cosmétiques, apprendre les bons gestes en compost ou encore coudre sa garde-robe. Une tendance Do-it-Yourself qui est en train de gagner du terrain.

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